Manger n’est pas qu’un besoin physiologique, c’est aussi un besoin émotionnel. C'est le besoin de manger ses émotions pour ne pas les ressentir. Une piste pour maîtriser sa faim: prendre un instant avant d’ouvrir le réfrigérateur, peut-être une solution. Ainsi le cerveau a le temps de faire un choix ajusté.

1- Maîtriser ses émotions pour maîtriser sa faim

Qu’est-ce qui pousse à manger ou à grignoter à un moment? 2 réponses sont possibles:
  • Avoir vraiment faim, donc avoir le besoin physiologique de manger.
  • Combler un vide. La nourriture est le moyen le plus rapide pour le combler. Le corps sécrète des enzymes et des hormones qui relient le cerveau à l’estomac et au système digestif. Nos pensées influencent notre faim et nos émotions. Le plexus solaire centre des émotions, connu au yoga, se situe dans notre ventre. Cerveau et ventre communiquent entre eux en fonction de ce qui est ressenti. Les déclencheurs de la faim sont inconscients, et émotionnels. Être dans le ressenti pour avoir conscience de ses émotions à un instant précis, aide à maîtriser sa faim.

2- Reconnaître les déclencheurs de la faim

Inutile de résister à sa faim. Tout ce à quoi nous résistons persiste. Comment faire? Laisser le temps à votre cerveau de faire un choix, faire 3 respirations lentes et profondes avant d’ouvrir le réfrigérateur peut vous aider à maîtriser votre faim. Puis, observer le ressenti. Si la faim est toujours là, alors il est temps de manger. Sinon, c'est une émotion déclenchée par une pensée inconsciente qui a créé ce besoin. Dépression, stress et anxiété, chagrin et colère, sont des déclencheurs de l’excès alimentaire. Reconnaître quelle émotion donne envie de manger sera d’une grande aide. L’ennui et la distraction amènent aussi au grignotage. Faites une action avant de manger, comme passer un coup de balai, ou appeler un ami.

3- Manger en pleine conscience

Manger en pleine conscience apaise le mental, apprend à accueillir ses émotions, pour mieux les gérer. Cet outil a un impact positif sur notre vie à plus ou moins long terme. Tout est question d’entraînement. Le plus facile est d’en faire un rituel quotidien. Être présent à soi-même à chaque bouchée, sans critiques, ni jugement. C'est s'ancrer dans le moment présent en mangeant, et pas être dans ses pensées, qui créent une émotion. C’est savoir ce qui se passe à l’intérieur de soi, au moment où cela se passe. La pleine conscience enlève l’habitude de combler un manque par la nourriture. Elle peut se pratiquer partout et à chaque instant. Yoga, sophrologie ou psychothérapie peuvent aussi aider.