L’entorse est une blessure très fréquente chez les sportifs, et la cheville est la première articulation à en souffrir. Souvent bénigne, on l’appelle alors « foulure », elle est parfois plus grave et nécessite toujours un diagnostic, des soins et de la rééducation pour éviter les récidives. 

L’entorse, qu’est-ce que c’est ?

Une entorse est un étirement, ou une déchirure d’un ou de plusieurs ligaments d’une articulation. Les ligaments sont des tissus fibreux qui relient les os entre eux, très résistants, mais peu élastiques. Concernant la cheville, elle est reliée au pied grâce à plusieurs ligaments, dont le  latéral externe, atteint dans 90% des cas d’entorse.
Les genoux, les coudes et les poignets sont les autres articulations pouvant être victimes d’entorse.
La déchirure ligamentaire peut être due à un mouvement articulaire involontaire violent pour le corps, un mouvement volontaire mais mal géré (prise d’appui dans les sports à changement de direction par exemple), un choc violent au niveau de la surface articulaire, ou encore le stress lié à un conflit émotionnel.

Prévention de l’entorse

Tout d’abord, qui sont les personnes à risque ?
Les personnes ayant déjà souffert d’une entorse, les personnes en surpoids, et évidemment les sportifs, qu’ils soient professionnels ou amateurs.
Pour prévenir les entorses, rien de mieux que la pratique régulière d’une activité physique, qui contribue à renforcer les articulations. L’échauffement et le repos sont tous deux essentiels :  on prépare son corps à l’effort, et on lui permet de récupérer après. Bien se connaître est également important : reconnaître les signes de fatigue et adapter l’intensité de l’activité à sa forme physique Enfin, une alimentation équilibrée, un entraînement suffisant, un équipement adapté et un terrain de jeu en bon état font également partie des mesures préventives de base des blessures.

Traitements possibles

Même bénigne, une entorse mal soignée est synonyme de fragilité et de récidive. Alors que faire en cas de blessure ? Tout d’abord, un diagnostic médical permettra d’évaluer le degré de gravité de l’entorse, et la durée de repos forcé (entre 3 et 6 semaines).
Les 3 premiers jours, on met en place le protocole RGCE (repos, glaçage, compression, élévation), accompagné de l’immobilisation souvent partielle de la cheville. Puis c’est le temps de la rééducation chez le kiné, qui peut être complétée par des exercices d’auto-rééducation. L’imagerie, outil de la préparation mentale, permettra de réduire l’impact sur les muscles de ce repos forcé, et des exercices de renforcement pourront être conseillés après pour limiter les risques de récidive. Bien évidemment la première chose à faire c’est de consulter son médecin traitant qui doit rester une référence et vous portera les meilleurs conseils selon votre profil.